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Vous trouverez ci-dessous une liste de séquences sonores en lien avec le roman Répondre à la nuit, d’Agnès Ledig (Albin Michel, 2025) :
- Une série de « focus » sur des espèces animales mentionnées dans le livre
- Une série d’ambiances évoquant certaines atmosphères de la forêt vosgienne, personnage à part entière du roman.
En cliquant sur les lignes, vous pourrez accéder au lecteur.
Bonne écoute !
Focus sonores, dans l’ordre alphabétique :
Cerf élaphe
(raire d’un grand cerf en période de brame)
Chouette de Tengmalm (ou Nyctale de Tengmalm)
(exemples de chants)
Chouette Hulotte
(exemples de cris et de chants)
Fauvette à tête noire
(exemples de chants, cris d’alerte)
Geai des chênes
(cris communs, exemples de chants)
Geais des chênes
(imitations de Buse variable suivies de véritables cris de Buse variable)
Grenouilles communes
Lynx boréal
(exemple d’appels émis durant le rut en hiver)
Merle noir
(exemple de chant, cris d’alerte)
Mésange charbonnière
(chant en vitesse réelle puis ralenti de 3 octaves)
Mésange charbonnière
(autres exemples de chants en temps réel)
Mésange noire
(exemples de chants)
Pic noir
(cris de présence, lorsque l’oiseau est perché)
Pic noir
(cris émis en vol)
Pic noir
(forage d’une loge dans un hêtre)
Pic noir
(tambourinage territorial)
Pinson des arbres
(exemples de chants)
Pouillot véloce
(exemple de chant)
Rouge-gorge familier
(exemples de chants, cris d’alerte)
Sanglier
(souffles, grognements, recherche de nourriture…)
Sauterelles cymbalières
(exemples de stridulations)
Sittelle torchepot
(cris d’alerte caractéristiques)
Troglodyte mignon
(exemple de chant, cris d’alerte)
Ambiances sonores :
Ambiance hivernale 1
Appels d’un renard roux sous la neige, chant et cris de hiboux grand-duc (mâle et femelle), chute des paquets de neige en sous-bois.
Ambiance hivernale 2
Rumeur d’un lac gelé sous l’effet du soleil.
Ambiance hivernale 3
Tempête de neige dans la forêt d’altitude.
Ambiance de fin d’hiver
Murmure de grenouilles rousses dans une tourbière, après une perturbation océanique. Infiltration de l’eau dans les sphaignes (mousses des tourbières).
Ambiance au cœur du printemps
Activité d’oiseaux (Mésange charbonnière, Grand corbeau, Pic noir, Fauvette à tête noire, Pouillot siffleur, Coucou gris…), averse orageuse en sous-bois, aboiements d’un chevreuil…
Ambiance de fin d’été 1
Ronde de mésanges dans les conifères, rumeur diffuse des grillons des bois dans la litière forestière et appels fantomatiques de cerfs au loin.
Ambiance de fin d’été 2
Brame du Cerf élaphe en lisière de forêt, fin septembre. Un cerf dominant tient sa place, en milieu de nuit. Interactions électriques et combats avec d’autres cerfs qui viennent le défier.
Ambiance de fin d’été 3
Après une journée anormalement chaude, un cerf s’hydrate dans une souille (mare boueuse), en pleine période de brame.
Ambiance aquatique en sous-bois
Musique cristalline de ruisseaux après l’orage.
Ambiance printanière, sans bruit anthropique
Activité d’oiseaux dans une hêtraie-sapinière, en début de matinée : Pouillot véloce, Mésange noire, Merle noir, Pinson des arbres, Pic cendré (tambourinages), Pigeon ramier, Sittelle torchepot, Troglodyte mignon, Geais des chêne… Bourdonnement de butineurs (abeilles, bourdons) dans des myrtilliers en fleurs.
Ambiance printanière, avec bruit anthropique
Il s’agit de la même ambiance que celle présentée ci-dessus, mais dans une version plus « conforme » à la réalité de nos environnements sonores actuels. Lorsque l’on active des micros en pleine forêt vosgienne et que l’on pose un casque sur les oreilles, on prend rapidement conscience de la place qu’occupent les sons générés par les activités humaines dans le paysage (en raison notamment de nos déplacements incessants, sur terre comme dans le ciel). Le travail de l’audio-naturaliste consiste à mettre en valeur la diversité des sons du vivant (et des biotopes), en cherchant à réduire la présence des sons d’origine anthropique. Pour y parvenir, il doit identifier les rares espaces relativement épargnés par ces nuisances (en raison notamment de leur difficulté d’accès ou de leur statut de protection), privilégier les moments de la journée où les activités humaines sont moins présentes et produire une très grande quantité de documents pour extraire suffisamment d’enregistrements « propres ».
Ambiance de bûcheronnage et de débardage en forêt
Les sons liés à l’économie forestière occupent une place importante dans l’environnement sonore vosgien. Tronçonnages, coups de merlin, chutes d’arbres… résonnent quotidiennement dans les sous-bois. Parfois réalisé à l’aide de chevaux (de plus en plus rarement), le débardage est aujourd’hui principalement assuré par des machines puissantes, dont le bruit se perçoit à des kilomètres.
Ambiance de martelage par des agents de l’Office National des Forêts
Cette pratique consiste à marquer les arbres destinés à être coupés par les entreprises de bûcheronnage. De nos jours, le martelage est généralement effectué à la peinture, alors qu’autrefois il se faisait au marteau, produisant une résonance musicale dans le sous-bois, comme dans cet enregistrement réalisé en 2020.