Guide naturaliste et audio-naturaliste :
deux activités distinctes mais qui, avec le temps, se croisent de plus en plus. Se nourrissent mutuellement.
La première consiste à accompagner des publics dans leur découverte du vivant, dans une acception étendue de l’idée d’apprentissage, car selon moi la connaissance ne se construit de manière durable et fertile qu’à la croisée de la pensée, du doute, de l’observation, de l’affectif et de l’imaginaire.
La deuxième, plus solitaire par nécessité, consiste à écouter et à recueillir les sons du monde naturel, et les intervalles de silence qui les séparent — ou plutôt qui les relient.
Par « sons du monde naturel », entendez tout ce qui stimule notre oreille loin de la rumeur des hommes (et de ses machines motorisées surtout) : chants d’oiseaux bien sûr, mais aussi cliquetis et vrombissements d’insectes, polyphonies d’amphibiens, crépitements de plantes mûres, murmures aquatiques, grondements d’orages et de glaces…
Une matière sonore aux formes, textures et couleurs infinies, destinée à nourrir de multiples projets, tous domaines confondus : artistiques, pédagogiques, scientifiques…
Soyez les bienvenus dans mon univers pétri de passion pour le son et pour les espaces « sauvages », mais aussi d’ouverture, de curiosité et de rencontres. Bonne visite et à bientôt !
Ma dernière actualité
© Marc Namblard, Anne-Cécile Monnier, David Hackel,
Martine Schnoering, Yann Chassatte, Adobestock.
Mes dernières publications
Le coeur de la montagne
Long-métrage documentaire de Patrice Abeille et Jérémy Cazes
A l'image du vivant, 2026 [en production]
Travail réalisé : montage son (ambiances et sons animaliers), archives sonores
Au sein des forêts Pyrénéennes survivent encore des êtres légendaires. La rencontre furtive de l'un d'eux, va bousculer le destin du jeune Uko. Son chemin de vie, sera désormais tracé par cette quête : Observer à nouveau le Grand Tétras.
De l'enfance à l'âge adulte, ses rencontres humaines et animales façonneront ses connaissances et la montagne sera le berceau de son apprentissage naturaliste.
Un voyage initiatique qui transformera à tout jamais sa perception du monde. Une épopée naturelle où l’Homme rencontre l’animal.. où la poésie se lie au vivant.
Le cœur de la montagne est un film documentaire de 65 minutes retraçant le parcours initiatique du jeune Huko au cœur des vieilles forêts Pyrénéennes.
Il porte ce regard émerveillé de tous les passionnés de nature. Le premier pas vers un monde plus respectueux du sauvage.
Grâce à une épopée naturelle où l’humain rencontre l’animal et où la poésie se lie au vivant, l’objectif de ce film est de sensibiliser le public à la nécessité de préserver les beautés de nos vieilles forêts.
A travers le grand tétras, ambassadeur d’un écosystème riche et préservé, Huko est le témoin de l’évolution du monde sauvage
Sauvage
Long-métrage (fiction) de Camille Ponsin
Dharamsala, Memento, 2026 (sortie en salle le 8 avril 2026)
Scénario : Camille Ponsin, Jean-Baptiste Delafon
Avec : Céline Sallette, Lou Lampros, Bertrand Belin, Marion Suzanne, Najib Oudghiri, Laurent Papot
Travail réalisé : fourniture d'enregistrements (animalier et ambiances) pour le montage son
Au cœur d’une vallée reculée des Cévennes où une communauté de néo-ruraux vit en autarcie, ne s’interdisant rien et partageant tout. Comme dans les années 70, l’amour et la fraternité y sont les valeurs cardinales. Chacun y trouve sa place, son compte, son but. Tout le monde, sauf Anja. Enfant insaisissable et perturbée, elle va un jour fuir la communauté pour aller vivre à l’état quasi sauvage dans les bois alentour. Sa détresse, sa folie et sa fureur emporteront tout sur son passage : la communauté, les utopies et sa propre mère.
Pour Camille Ponsin, Sauvage est un premier long-métrage de fiction, mais pas un saut dans le vide. Ce réalisateur s'est d'abord fait connaître à travers des reportages pour Le Monde en face, puis avec le documentaire La Combattante (2022), portrait de l'ethnologue Marie-José Tubiana. L'histoire de Sauvage, il la connaît intimement : elle s'est déroulée dans les Cévennes, là où une partie de sa famille a toujours vécu. "Tout le monde dans la vallée connaissait l'histoire de Nana et de sa fille", raconte-t-il. Filmer cette histoire, c'était aussi rouvrir des blessures — certains amis proches ont refusé d'y apparaître. La vallée s'est à nouveau divisée en deux clans. Le cinéma, comme un miroir tendu aux Cévennes
Écouter les oiseaux et les sons de la nature
Sous la direction de Bernard Fort
Frémeaux & associés / Pollen, mai 2026
[COMMANDER LE LIVRE + CD AUDIO CHEZ L'EDITEUR]
Écouter les oiseaux et les sons de la nature est un livre sensible consacré à une pratique encore trop peu reconnue : l’audio-naturalisme.
Né dans les années 1960 avec Jean Roché, fondateur de l’école française de l’écoute du vivant, l’audio-naturalisme a fait du son un véritable outil de connaissance des milieux naturels, bien avant que la notion de biodiversité ne s’impose dans le débat public. À la croisée de la science, de l’art et de la philosophie, ce livre retrace les généalogies, les figures fondatrices et les évolutions contemporaines de cette discipline, de l’écoute incarnée des paysages sonores à l’émergence de l’éco-acoustique.
Réunissant naturalistes, précurseurs de son, chercheurs, artistes et philosophes, cet ouvrage explore les paysages sonores. Il interroge les techniques, les écritures et les enjeux éthiques de l’écoute, tout en inscrivant l’audio-naturalisme dans les grandes réflexions contemporaines sur le vivant. Ce livre s’adresse à toutes celles et ceux qui souhaitent comprendre, par l’oreille, ce qui relie l’humain au monde vivant — et pourquoi apprendre à écouter est aujourd’hui un acte de connaissance, de responsabilité et de transmission.
Patrick Frémeaux
Bernard Fort, audio-naturaliste, partenaire de Jean Roché et des Éditions Frémeaux, créateur du GMVL, est devenu le référent du lien entre son et ornithologie. Il s’est entouré pour ce livre de contributeurs pour raconter l’histoire (Allain Bougrain-Dubourg, Juliette Volcler, Marc Jacquin de Phonurgia Nova), les concepts (Jérôme Sueur du Muséum d’Histoire Naturelle, Fernand Deroussen de Naturo-Phonia, Mélia Roger), la physilogie et les pratiques de terrain (Marc Namblard, Brice Cannavo), l’esthétique (Gilles Malatray, Lê Qhuan Ninh de Sonatura), la technique (Denis Wagenmann et Olivier Pichard), l’ouverture sur d’autres mondes (Boris Jollivet, Adèle de Baudouin, Pascal Dhuicq) et une philosophie du vivant (Patrick Frémeaux)